Le nouveau président du Sénat de la République, le sénateur Carl Murat Cantave admet que les choses ne vont pas bien sur tous les plans pour la majorité de la population affaissée sous le poids d’une misère des plus abjectes dans le pays. Le parlementaire qui répondait, mercredi 23 janvier 2019, aux questions de notre confrère, Serginho Lindor à l’émission « Mise au point » sur la Télévision nationale d’Haïti, croit que c’est la raison fondamentale de l’appel du président de la République au dialogue.

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Le nouveau président du Sénat de la République, le sénateur Carl Murat Cantave admet que les choses ne vont pas bien sur tous les plans pour la majorité de la population affaissée sous le poids d’une misère des plus abjectes dans le pays. Le parlementaire qui répondait, mercredi 23 janvier 2019, aux questions de notre confrère, Serginho Lindor à l’émission « Mise au point » sur la Télévision nationale d’Haïti, croit que c’est la raison fondamentale de l’appel du président de la République au dialogue.

« Il y a quelque chose qui cloche. Je ne peux pas dire que les choses vont comme sur des roulettes. Ce serait me mentir à moi-même. Ce serait me tromper. C’est la raison du dialogue lancé par le gouvernement. L’appel au dialogue est un signe clair prouvant qu’il y a un malaise dans la gestion du pouvoir », laisse entendre l’élu de l’Artibonite.

Tout en passant en revue les récents événements des 6, 7 juillet et du 17 octobre de l’année dernière qui ont marqué le pays, Carl Murat Cantave estime que le calme observé présentement dans le pays, est un calme apparent. Tenant compte de la fragilité de la situation socio-économique, il pense que tout pourrait basculer à n’importe quel moment.

Ainsi, le nouveau président du Sénat également président de l’Assemblée nationale, juge important que le gouvernement comprenne la situation afin d’anticiper les problèmes qui pourraient surgir. Son élection, dit-il, est une contribution au dénouement des choses.

« Ma présidence au grand Corps, est une façon d’apporter ma contribution en articulation avec les pouvoirs Exécutif et Judiciaire pour qu’on arrive à produire un spectacle potable, acceptable par l’ensemble du pays », soutient le père conscrit.

Il y a eu un dialogue et non le dialogue

Faisant part de sa lecture sur le Forum national de discussions sur le « Pacte de gouvernabilité » lancé au Centre de convention de la BRH, mardi, au cours duquel le chef de l’État a exprimé son insatisfaction pour n’avoir pas vu des figures souhaitées dans l’assemblée, fouettant ainsi publiquement le Premier ministre Céant à qui la mission a été confiée, le sénateur Carl Murat Cantave dit avoir assisté à un dialogue mais non pas au dialogue.

« Hier j’ai assisté à un dialogue, duquel prenaient part des têtes modérées mais non pas encore au dialogue tant préconisé », avance le sénateur Cantave.

Il pense qu’il devait y avoir un préliminaire qui s’appelle « monologue » où les acteurs devaient se questionner d’abord sur la sincérité du dialogue à entreprendre.

« Il faut que chaque acteur se regarde dans un miroir avant de se regarder l’un l’autre avec un air franc et sincère. C’est la phase préliminaire pour le dialogue », croit-il, avouant en passant que le pays est en train de descendre en enfer et que l’entente nationale est nécessaire.

Alix Laroche

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